L’économie luxembourgeoise repose en partie sur les travailleurs frontaliers, qui exercent leur activité au Luxembourg tout en résidant dans les pays voisins. Leur salaire moyen varie sensiblement selon le pays de résidence. C’est ce que montrent les données de l’institut statistique luxembourgeois Statec.
Les chiffres de 2023 révèlent des écarts marqués, avec les frontaliers belges en tête (70 676 euros), suivis des frontaliers allemands (69 726 euros) et des frontaliers français (58 276 euros).
Ces différences s’expliquent par les spécialisations distinctes des frontaliers dans des secteurs aux niveaux de rémunération variables, indique le Statec. La composition démographique des travailleurs pourrait également contribuer à ces écarts.
« Par exemple, les frontaliers français sont proportionnellement plus nombreux dans des secteurs comme le commerce et l’Horeca, généralement caractérisés par des niveaux de rémunération plus faibles », précise la publication de Statec.
Il s’agit toutefois de moyennes. Il n’est pas exclu que des résidents de la Sarre ou de Rhénanie-Palatinat gagnent nettement plus qu’un collègue belge.
En 2023, 225 840 résidents de Belgique, de France et d’Allemagne travaillaient au Grand-Duché. La grande majorité d’entre eux résidaient en France (54 %), contre des parts plus faibles en Allemagne (23 %) et en Belgique (22,7 %).
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